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 La Moisson

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MessageSujet: La Moisson   Dim 5 Aoû - 21:31

Le jour se lève doucement sur le District 12. C'est une journée ordinaire, et pourtant, l'air est comme figé. Aujourd'hui est le jour de la Moisson. Peu après dix heures du matin, les habitants du District affluent vers la grand place, où les techniciens du Capitole achèvent d'installer les hauts-parleurs. Les jeunes de douze à dix-huit ans se rassemblent par tranche d'âge au milieu de la place, tandis que les parents et les enfants trop jeunes pour être tirés au sort sont maintenus derrière les barrières par les Pacificateurs. A dix heures et demie tapantes, l'hôtesse du District, Edith J. Reaster, s'avance sur l'estrade qui surplombe la foule silencieuse et figée.
«Joyeux Hunger Games ! Et puisse le sort vous être favorable.»
Elle va ensuite vers les bocaux où sont stockés tous les bulletins, et en tire un dans chaque bocal de verre. Un candidat féminin, un candidat masculin.
«Les dames d'abord ! Le Tribut féminin est Johanna South.»
Elle marque une pause pour donner le temps à la foule de digérer son annonce, puis lit le deuxième bulletin pour le Tribut issu de la gent masculine.
«Et maintenant, pour ces messieurs ! Le Tribut masculin est Kyle Selden.»


Maintenant, chaque habitant du District va devoir poster un RP pour confirmer sa présence aux Hunger Games. S'il ne le fait pas avant le 13 août, un PNJ prendra automatiquement sa place.

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MessageSujet: Re: La Moisson   Lun 6 Aoû - 19:15

Ce matin en me réveillant, mon premier geste fut de regarder par la fenêtre. Il faisait beau. On pouvait apercevoir le soleil au loin, et l’on pouvait deviner que la journée serait belle. Ou plutôt qu’elle aurait pu l’être si ça avait été une journée comme les autres. Mais elle ne l’était pas. Car aujourd’hui était le jour que j’attendais, tout en le redoutant, depuis un mois. La veille, j’avais passé un long moment avec William, dans mes bras, assise sur son lit. Bien sûr, lui n’avait pas compris le sens de ce geste. Enfin, il avait compris parce qu’il savait qu’il y allait avoir la Moisson le lendemain mais…il ne savait pas qu’il était sûr et certain que le lendemain à cette même heure je ne serais plus là. Il me l’avait dit, avec son innocence habituelle :

- T’inquiètes pas Emily, je suis sûr que tu seras pas tirée au sort.

Ce qui m’avait fait monter les larmes aux yeux, mais je n’en avais rien laissé paraître devant lui. Je devais rester forte, pour lui. Mais une fois couchée, j’avais trempée mon oreiller à force de pleurer, avant de finalement m’écrouler de fatigue.
Mes parents, eux, n’avaient rien dit. Depuis un mois ils m‘entraînaient, alors ils n’avaient plus rien à me dire sur mon entraînement. Et tout ce qu’il aurait pu avoir d’autre à dire aurait été superflu : je le savais déjà et ils le savaient. Alors ils m’avaient juste pris dans leur bras, ma mère un peu plus longtemps que mon père, et j’avais été voir William.

Ce matin donc, j’étais un peu appréhensive en me levant. Mais toujours déterminée cependant. Je descendis prendre mon petit déjeuner et retrouvai mes parents. William dormait encore. Je leur fis un sourire, essayant de les réconforter (si tant est que je puisse les réconforter dans un moment pareil) et me prépara mon petit-déjeuner. Je vis que mon père m'avait préparé des croissants, ma viennoiserie préféré, et le regardai avec reconnaissance pour son attention. J’avalai mon petit-déjeuner avec une lenteur inhabituelle chez moi, voulant profiter de ce dernier repas, ici, chez moi, avec ma famille. Puis je montai me laver et m’habiller. J'enfilai ma robe rose pâle, passait mon médaillon contenant les photos de ma famille et de moi et Katlyn autour de mon cou et coiffai mes boucles de manière à les faire tomber joliment sur mes épaules puis descendit. William s’était entre-temps réveillé et avait déjeuné. Ma mère lui dit d’aller se préparer rapidement et nous nous retrouvâmes toutes les deux dans le salon. Nous nous observâmes un moment, ne sachant pas quoi faire, elle ayant peur de craquer au dernier moment, et moi ayant peur de faire de même en la voyant. Je m’avançai finalement vers elle et me mit dans ses bras, qu’elle referma instinctivement autour de moi. Cette étreinte, loin de me faire craquer, me donna au contraire le courage dont j’aurais besoin pour cette journée. Je me sentais bien, là, dans ses bras, et je sentais que ce geste lui faisait du bien aussi. Nous entendîmes mon père arriver derrière nous. Je me retirai doucement des bras de ma mère :

- Je t’aime maman, lui dis-je simplement en la regardant avec un faible sourire. Et toi aussi papa, ajoutai-je en me retournant vers lui
- Nous aussi ma chérie, me répondit celui-ci, le regard fier.

C’est sur ces entrefaits que William revint. Il me prit la main et nous partîmes vers la grande place. Une fois là-bas, je me séparai de ma famille, que je ne reverrai qu’une fois, en tant que Tribut avant de partir pour les Jeux ne pus-je m’empêcher de penser, et allai prendre place parmi les filles de mon âge. Je ne pus m’empêcher de penser à Katlyn. J’espérais qu’elle allait bien et qu’elle était prête aussi. A dix heures et demie tapantes, l’hôtesse du Douze, Edith J. Reaster, s'avança sur l'estrade.

- Joyeux Hunger Games !, lança-t-elle avec un grand sourire. Et puisse le sort vous être favorable.

Oui, puisse le sort nous être favorable à moi, Katlyn, Elian et tous les jeunes de notre réseau
, pensais-je.
Elle se dirigea vers les urnes et piocha un bulletin dans celle des filles et un dans celle des garçons.

- Les dames d'abord ! Le Tribut féminin est Johanna South.

Quoi ?? Je fus sous le choc. Car je connaissais Johanna South. Et même bien. C’était une de mes amies depuis maintenant cinq ans. Et elle ne méritait pas ça. Finalement, une fois le choc passé, je pensai qu’au fond ce n’était pas plus mal que ce soit elle qui ait été tirée. Etant une de mes amies, on se poserait moins de question sur mon « volontariat ».

- Et maintenant, pour ces messieurs ! Le Tribut masculin est Kyle Selden.

Tous les regards se tournent vers les deux tributs, qui sont devenus livides en entendant leurs noms. Ils n’osent pas bouger, pétrifiés, et il se passe quelques secondes avant que le garçon réagisse. Je sens soudain mon cœur s’accélérer. Allez Emily, c’est à toi ! Tu sais ce que t’as à faire, tu le sais depuis deux ans. Alors respire et bouge ! Je jette un coup d’œil derrière moi. Je vois mes parents et William me regarder. Ce dernier me sourit, heureux de voir que je n’ai pas été tirée, contrastant ainsi avec l’air anxieux de ma mère, qui sait ce que je m’apprête à faire. Je croise le regard de mon père, qui me fait un léger signe de tête, comme pour me dire « Vas-y ma chérie », et me retourne vers l’estrade. Je ferme les yeux, respire un grand coup et…

- Nan !! Je…je suis volontaire !!

Je coupe la route à Johanna et sort de mon « rang » pour arriver à l’allée centrale.

- Je suis volontaire comme tribut.

Tous les regards se tournent vers moi. Et bien entendu je sais à quoi ils pensent. Ou plutôt à qui. A ma mère, vingt ans plus tôt, qui a agi exactement comme moi.

- Emily !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Je ferme douloureusement les yeux. Ce cri me fait plus mal que si l’on m’avait enfoncé une centaine de couteau dans le cœur. Parce que c’est mon petit frère qui l’a poussé. William que j’entends continuer à crier mon nom et se débattre tandis que mes parents l’empêchent de me rejoindre. William que j’entends pleurer tandis que je remonte l’allée, encadrée de deux pacificateurs après que l’hôtesse m’ait fait signe de la rejoindre sur l’estrade. William et mes parents, que je n’ose même pas regarder une fois sur l’estrade de peur de craquer.
L'hôtesse me demande mon nom, bien que ce ne soit que pour la forme car tout le monde sait qui je suis, et je lui répond d'une voix fière et pleine d'assurance:

- Emily Mellark


Je serre ensuite la main de l’autre tribut, un garçon d’à peine douze ans, et nous sommes emmenés à l’intérieur de l’hôtel de ville. C’est officiel : je suis Emily Mellark, j'ai 14 ans et je suis tribut du District 12 pour les 78èmes Hunger Games.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: La Moisson   Lun 13 Aoû - 7:41

Une fois que les nouveaux Tributs du Douze furent montés sur l'estrade où se tenait leur hôtesse, Edith J. Reaster, celle-ci les félicita d'un murmure avant d'annoncer officiellement :
- Veuillez applaudir nos Tributs de cette année, et leur souhaiter bonne chance !
Quelques applaudissements timides se font entendre sur la place, mais la population du Douze ne manifeste aucun enthousiasme à voir partir deux jeunes gens pour des Jeux cruels et sans pitié pour les faibles. Edith se tourne ensuite vers les Tributs qu'elle va devoir accompagner et épauler de son mieux au Capitole, et leur dit :
- Suivez-moi maintenant, il est temps de rejoindre les salons où vous pourrez faire vos adieux à vos familles.
Dociles, les Tributs la suivent dans les couloirs de la Mairie du Douze. L'hôtesse ouvre une porte, y fait entrer le Tribut masculin, avant de diriger le Tribut féminin dans une autre pièce. Ils auront une heure, pas une minute de plus, pour faire leurs adieux à ceux qui seront venus les voir.
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MessageSujet: Re: La Moisson   Lun 13 Aoû - 10:03

Une fois à l’intérieur de l’hôtel de ville, on me conduit dans un des salons, avant de me laisser seule. Oh, je ne vais pas rester seule très longtemps, mais l’heure qui arrive va être dure. Une heure. Soixante malheureuses minutes. Voilà le temps qui nous est accordé par le Capitole pour dire adieu (ou au revoir pour celui qui s’en sort mais lorsqu’on est tiré, on ne sait jamais si on va s’en sortir, ce qui fait que c’est toujours un adieu) à nos proches. Une dernière heure avec mes parents et mon frère. William…Je ne sais même pas comment je vais pouvoir lui expliquer ce que je viens de faire. Je n’ai pas le temps d’y réfléchir que la porte s’ouvre. William, toujours en pleurs, se jette dans mes bras.

- Pourquoi t’as fait ça Emily ?, arrive-t-il à articuler au milieu de ses larmes.

Je m’assois sur le canapé et le garde dans mes bras en essayant de le calmer. A cet instant, je me sens plus que mal. Le voir comme ça me fend le cœur et me fait même regretter pendant une seconde de m’être portée volontaire.

- sshhhh…, dis-je en caressant doucement son dos. T’inquiètes pas William, ça va aller. Arrête de pleurer…

Oui, je voudrais qu’il arrête de pleurer. D’abord parce que ça me tue de le voir comme ça, et ensuite parce que s’il continue, je vais m’y mettre aussi. Je jette un coup d’œil à mes parents et leur lance un faible sourire tandis que William se calme peu à peu et s’essuie les yeux. Je lui souris :

- C’est mieux. T’en fais pas, j’ai bien l’intention de revenir à la maison.
- Mais…mais y’a des gens beaucoup plus grand et fort que toi Emmy...et s’ils… ?

Ses yeux se remplissent de nouveau de larmes. Je secoue la tête et le regarde dans les yeux d’un air sérieux et décidé :

- William. Regarde-moi. Je ne veux pas, sous aucun prétexte, que tu dises ça, d’accord ? Ou même que tu y penses. Je vais revenir. D’accord ? Je te le promets.

Il hoche la tête sans dire un mot et reste blotti dans mes bras, comme un enfant dans ceux de sa mère. Je fais une place à mes parents, qui s’assoient, chacun d’un côté du canapé. Je pense que moi aussi j’aurais bien besoin d’un câlin de mes parents avant de m’en aller pour le Capitole. Mais mon petit frère en a visiblement plus besoin que moi. Ma mère me fait ses dernières recommandations pour les Jeux et je l’écoute sans rien dire, intégrant tous ses conseils. Et plus je l’écoute, plus je me dis que j’ai quand même une chance infinie que mon mentor…soit mon père. Il pourra continuer à m’aider, même au Capitole.
Finalement, un pacificateur nous dit que le temps est presque écoulé. Je déglutis avec difficulté et regarde ma famille. Ma famille que je ne reverrais plus avant….je ne sais même pas d’ailleurs. Enfin pour ma mère et William du moins. Je me précipite dans les bras de celle-ci, qui me serre instinctivement contre elle.

- Je t’aime maman
- Moi aussi ma chérie. Je sais que tu vas y arriver

Malgré la voix rassurante et le ton confiant qu’elle a pris, je sens qu’elle a peur. Ce qui est normal d’ailleurs. Je lui souris :

- Merci maman

Je la serre une dernière fois dans mes bras avant que ce soit mon père qui le fasse.

- Ecoute, me murmure-t-il à l’oreille, tu es bien entraînée et tu seras avec Katniss. Je suis sûre que vous allez y arriver.

Je lui souris et il continue, plus haut :

- Et puis tu es notre fille et je serais là, oublie pas, ajoute-t-il, alors je suis encore plus confiant. Je suis fier de toi Emily.

Il me lâche et me lance un dernier sourire avant d’être mis à la porte par les pacificateurs.

Je retourne sur le canapé, où je me laisse tomber, les larmes aux yeux. Cette fois ça y est, je ne reverrais plus ma mère et William avant la réussite de notre projet. Réussite nécessaire car sinon…je ne les reverrai même jamais. Je me sens de plus en plus mal. Non ! Arrête de penser à ça Emily ! Vous allez réussir, ok ? Et tu les reverras !

Pile à ce moment-là, j’entends de nouveau la porte s’ouvrir. Je relève la tête et vois Elena rentrer. Evidemment ! Elle est venue. Je lui souris comme je peux et me relève alors qu’elle se précipite et me prend dans ses bras.

- Oh Emily ! Pourquoi tu as fait ça ??

Toujours la même question. L’heure étant pratiquement écoulée, j’ai de la chance qu’ils aient laissé passer Elena, mais les pacificateurs sont restés à la porte cette fois. Alors je suis obligée de lui chuchoter notre plan à l’oreille. Au fur et à mesure, je la vois devenir pâle. Finalement, elle se détache doucement de moi et me dévisage avant de dire :

- T’es vraiment cinglée Emily…

- Je sais, je lui réponds en soupirant
- Mais tu vas y arriver, ajoute-t-elle avec un sourire. Je te connais, je sais que tu vas y arriver. Surtout avec ton père comme mentor !

Je lui souris aussi et elle me serre une dernière fois dans ses bras avant de repartir. Cette fois je suis définitivement seule. Mais je n’ai pas le droit de craquer, pas encore. Alors je retiens les larmes que j’ai pourtant tellement envie de laisser couler et je regarde une dernière fois le Douze par la fenêtre

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